« Nos collaborateurs n’ont pas besoin de formation. Ils sont excellents dans leur métier. » Cette phrase, je l’entends souvent chez des dirigeants de PME, des Associés de cabinets d’avocats, des experts-comptables.

Elle révèle une confusion fréquente : l’excellence technique n’est pas l’excellence managériale et elle n’interdit pas de continuer à se former dans d’autres domaines.

❌ Idée reçue n° 1 : « La formation, c’est pour les juniors. »

La réalité : Les dirigeants et managers seniors en ont souvent le plus besoin.

Conduire un entretien difficile, gérer un conflit interne, piloter une transformation organisationnelle, manager une équipe multigénérationnelle : ces compétences ne s’acquièrent pas avec une formation initiale. Au contraire, elles se développent tout au long de la carrière.

Les organisations les plus performantes forment régulièrement leurs managers aux évolutions métier mais également au management, aux soft skills, etc.

❌ Idée reçue n° 2 : « On n’a pas le temps de se former. »

La réalité : Les formations courtes et ciblées s’intègrent à n’importe quel agenda.

Une demi-journée sur la conduite des entretiens difficiles ; deux heures sur la prévention des risques psychosociaux ; un atelier sur la gestion du stress en période de forte charge : en anticipant, les créneaux se trouvent et les effets sont concrets et rapides.

Le tout est de prévoir, la bonne formation, au bon moment.

❌ Idée reçue n° 3 : « Les formations génériques fonctionnent aussi bien. »

La réalité : Le contexte métier est déterminant pour l’efficacité d’une formation.

Un dirigeant de PME, un expert-comptable ou un professionnel du droit n’ont pas les mêmes contraintes qu’un manager en grande entreprise.

La pression client, les enjeux de confidentialité, la culture de l’exigence, les dynamiques d’équipe restreinte : tout cela impacte la façon dont on manage, on communique et on délègue.

Une formation conçue par quelqu’un qui connaît vos réalités de l’intérieur, aura davantage d’impact.

❌ Idée reçue n° 4 : « La formation ne change pas vraiment les comportements. »

La réalité : La formation sans ancrage ne change rien, avec ancrage, elle change tout.

Le problème n’est pas la formation, c’est la formation isolée, sans suivi, sans mise en pratique, sans lien avec les situations réelles de l’organisation.

Une formation bien conçue inclut des cas concrets issus du terrain, des mises en situation et, si nécessaire, un accompagnement individuel post-formation.

C’est pourquoi j’associe systématiquement l’option d’un coaching individuel ou d’équipe à mes parcours de formation.

❌ Idée reçue n° 5 : « La formation, c’est une obligation légale. Pas une stratégie. »

La réalité : La réalité : La formation est l’un des leviers les plus puissants de rétention et d’engagement.

Les collaborateurs qui ne se voient pas investis, partent. A l’inverse, ceux qui progressent, s’engagent et restent.

La formation est un signal fort envoyé à vos équipes : « Votre développement nous importe. »

Dans un marché du travail tendu pour les professions de services, c’est un avantage concurrentiel direct et un acte de management responsable.

Pour conclure :

La formation ne doit pas être vue comme un coût à compresser, mais davantage comme un investissement stratégique pour la stabilité de votre organisation.

Une étude de l’APEC de 2023 place l’évolution professionnelle dans les 10 levier à mobiliser pour construire sa stratégie de fidélisation.

Parlons-en !